Favoriser la construction de quartiers comportant plus de 37,5 logements par hectare

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37,5… un chiffre magique ?

Des quartiers centraux comme le Plateau Mont-Royal, à Montréal, ou le quartier Saint-Jean-Baptiste, à Québec, atteignent souvent des densités de 200 log/ha, alors que les quartiers de banlieue varient souvent entre 15 et 20 log/ha.

En matière d’aménagement urbain et de transport collectif, une densité de 37,5 logements par hectare (15 log/acre) est généralement acceptée comme le minimum nécessaire pour assurer une desserte efficace en transport en commun. Avec cette densité, un service de bus toutes les 15 minutes est envisageable, ce qui représente une fréquence confortable pour les usagers.

La qualité du service de transport collectif est déterminante dans les choix de mobilité des résidents. La différence de densité entre deux quartiers peut donc entraîner une importante différence en matière d’émission de GES. Ainsi, les résidents d’un secteur de 43 log/ha émettront 38 % moins de GES qu’un secteur de 3,6 log/ha et 14 % de moins qu’un secteur de 21 log/ha, et ce uniquement en matière de transport !

Enfin, la densité améliore la rentabilité des infrastructures puisqu’elles desservent un plus grand bassin de population. De même, les services publics tels le déneigement sont plus efficaces et coûtent moins cher par habitant.

Sources
Gouvernement du Québec, 2001. Cadre d’aménagement et orientations gouvernementales : Région métropolitaine de Montréal 2001-2021.
SCHL, 2000. Émissions de gaz à effet de serre attribuables aux déplacements urbains : outil d’évaluation de la durabilité des quartiers.

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