Des milieux de vie plus verts, plus confortables et moins coûteux

Les arbres, en ville comme ailleurs, apportent de nombreux bénéfices :

  • amélioration de la qualité de l’air,
  • réduction des vents,
  • diminution de la température ambiante en été, et du phénomène d’îlot de chaleur,
  • rétention et filtration des eaux de pluie,
  • amortissement du bruit,
  • captation du CO2,
  • et bien entendu, amélioration de la qualité du milieu.

À Montpellier, urbanité et végétation – Source : Vivre en Ville

Par exemple, un arbre de 30 ans fixe en moyenne 9,4 kg de carbone par année. C’est donc dire qu’il faut 130 arbres pour fixer les 4500 kg qu’une automobile produit en parcourant 20 000 km par année[1]. D’autre part, les arbres et arbustes, disposés autour des bâtiments, peuvent aussi réduire la consommation d’énergie pour le chauffage en hiver (de 10 à 30 %)[2], par leur fonction brise-vent, et pour la climatisation en été. Pour leur processus de croissance, les végétaux absorbent et évaporent de l’eau. C’est ce qu’on appelle l’évapotranspiration. Ainsi, un arbre mature est à l’origine de l’évaporation de quelques centaines de litres d’eau par jour. Or l’évaporation de l’eau nécessite de l’énergie, qui est puisée dans la chaleur de l’air, le rafraîchissant. Par comparaison, un gros arbre évaporant environ 450 litres d’eau dans une journée, effectue le même travail de rafraîchissement que 5 climatiseurs moyens fonctionnant 19 heures/jour, alors que ces derniers se seront limités à transférer la chaleur à l’extérieur sans l’éliminer, en plus de consommer de l’énergie additionnelle pour fonctionner[3].

Moins d’îlots de chaleur
L’un des effets les plus flagrants de ces avantages combinés est la diminution du phénomène d’îlot de chaleur. Entre un parc et un espace urbain sans végétation séparés de seulement quelques centaines de mètres, les températures peuvent varier de plus de 15 °C en été.

De grands écarts de température sont causés par l’absence de végétation – Source : CRE Laval, 2006, Étude des biotopes urbains et périurbains de la CMM

Ceci est dû à l’évapotranspiration d’une part, et au fait que le feuillage réfléchi une plus grande partie des radiations solaires qu’une surface asphaltée. Cette capacité de réflexion est ce qu’on appelle l’albédo.

Les sols, un traitement naturel des eaux de pluie
La multiplication des surfaces imperméables augmente la quantité d’eau rapidement drainée vers les rivières, chargée des polluants qui se trouvent sur les routes. En fait, 80 % du ruissellement direct des eaux de surface est dû à l’imperméabilisation reliée aux véhicules[4]. À l’inverse, un sol perméable est utile à différents égards. D’une part, il retient l’eau, et permet à une partie de s’évaporer et ainsi de rafraîchir l’air. D’autre part, il filtre l’eau qui est traitée naturellement et poursuit son cycle naturel et passant par le processus naturel de filtration du sol. La percolation naturelle de l’eau à travers les sols limite les débits des cours d’eau, réduisant le phénomène d’érosion des berges que les crues causent.

À Malmö, un système de traitement naturel des eaux de pluie – Source : Vivre en Ville

Les acteurs du verdissement
L’imperméabilisation des sols et la présence d’arbres sont des questions qui concernent à la fois les individus et la collectivité. En effet, les citoyens propriétaires ont un rôle à jouer, puisqu’ils peuvent agir localement sur leur terrain afin d’en limiter l’imperméabilisation. D’autre part, ce sont les municipalités qui ont le pouvoir d’adopter des systèmes de canalisation à ciel ouvert ou d’exiger un minimum de couverture arbustive sur certains secteurs de la ville.

Sources
[1] G. Lessard et E. Boulfroy, 2008. Les rôles de l’arbre en ville (PDF).
[2] McPherson, Nowak et al., et Ontario Ministry of Housing dans Micheal Hough. 1995. Cities and Natural Process.
[3] Michael Hough, 1995. Cities and Natural Process.
[4] J. Heaney, R. Pitt et R. Field, 1999. Innovative Urban Wet-Weather Flow Management Systems.

Letures utiles

  • Association forestière des deux rives (Site Web)
  • Arbres Canada (Site Web)
  • Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (Québec), 2010. La gestion durable des eaux de pluie, Guide de bonnes pratiques sur la planification territoriale et le développement durable. (PDF)

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