Limiter l’expansion du territoire urbanisé

Loading ... Loading ...

Le périmètre d’urbanisation : un outil souvent négligé

Au Québec, toutes les villes doivent déterminer un périmètre d’urbanisation, au-delà duquel tout développement est interdit. Bien utilisé, cet outil peut fortement limiter l’étalement urbain. Cependant, beaucoup de municipalités ont poussé la limite jusqu’au territoire de la ville voisine, réduisant à néant l’intérêt de cette mesure.

En définissant un périmètre plus restreint, une municipalité a la possibilité de concentrer son développement dans certains secteurs stratégiquement choisis. Ce qui est situé en dehors de ce périmètre se retrouve à l’abri de l’urbanisation. Le développement ainsi planifié, il est plus facile de rentabiliser les infrastructures existantes ou à venir et de limiter les émissions de GES de la ville.

L’urbanisation empiète sur les milieux naturels et les terres agricoles

L’urbanisation impose une pression constante sur les milieux naturels et les terres agricoles.

Entre 2001 et 2009, 7594 hectares de terres ont été exclus de zones agricoles sur autorisation de la Commission de protection du territoire agricole. La vallée du Saint-Laurent comporte une grande partie des terres les plus fertiles du Québec. C’est pourtant là où ont lieu la plupart des exclusions de la zone agricole. Urbaniser ces terres revient à renoncer irrémédiablement à leur exploitation agricole, servant à nourrir la population québécoise.

C’est aussi dans la vallée du Saint-Laurent que se trouve les forêts les plus diversifiées. L’urbanisation y est aussi responsable d’un déboisement important : en Montérégie, par exemple, le couvert forestier ne représente plus que 26 % du territoire.

Sources
CPTAQ, 2010. Rapport annuel de gestion 2009-2010.
Marc Delage, 2005. Montérégie : que sont nos forêts devenues ?, Quatre-temps, vol. 29, no 3.

Les commentaires sont fermés.

video-sidebar

Urbanisation planifiée : d'autres actions