Une proximité profitable

La mixité se traduit par une diversité d’activités (résidentielle, commerciale, institutionnelle…) qui se côtoient sur un même territoire. À l’inverse, la séparation des activités dans des espaces distincts crée des milieux dits monofonctionnels (banlieue-dortoir, commerces de grande surface concentrés le long des autoroutes…). Cette séparation des activités multiplie les besoins en déplacement, au point qu’il faut parfois consommer un litre de carburant pour aller acheter un litre de lait !

Le rêve américain ? Un quartier monofonctionnel de faible densité (environ 8 log/ha) en Georgie – Source : Flickr / Mark Strozier

Ville mixte : ville des courtes distances
La diversification des activités présentes au sein d’un secteur réduit les distances à parcourir pour les activités quotidiennes. Cela permet aux résidents de bénéficier de commerces et services de proximité facilement accessibles à pied ou à vélo. Ainsi, le lien entre la mixité des activités et les émissions de GES est direct : plus un milieu a des usages diversifiés, moins les résidents ont recours à l’automobile et moins ils émettent de CO2.  Les habitants d’un secteur aux usages mixtes font, chaque jour, 45 % moins de kilomètres en véhicule motorisé que ceux d’un secteur monofonctionnel [1]. Ils sont également plus actifs : les gens dont le domicile est situé à une courte distance de marche des magasins et autres services ont 2,4 fois plus de chance d’effectuer les 30 minutes d’exercice quotidien recommandées que ceux qui utilisent l’auto en toute occasion.

L'avenue Cartier à Québec – Source : Christian Petit

Mixité et vitalité économique

Une rue où cohabitent les différentes activités aide à la vitalité économique du quartier, voire de la ville en entier. Ainsi, la revitalisation d’une rue, à travers son tissu commercial, peut servir de pilier à la revitalisation d’un quartier. Les rues principales sont souvent les plus anciennes. Elles ont été construites à l’échelle de l’être humain et possèdent une architecture qui les rend très attrayantes, pourvu qu’elles respirent la vie et la sécurité plutôt que la négligence et la désertion.

Des milieux de vie complets et conviviaux
La mixité des activités contribue à créer des milieux de vie complets, attrayants et prisés. Elle permet des quartiers habités et vivants, et ce tout au long de la journée, devenant ainsi plus sécuritaires et plus conviviaux.
Les espaces publics, parcs et places sont également essentiels à la diversité des activités d’un secteur. Bien conçus, ils favorisent les déplacements actifs [2] et les interactions sociales. Les résidents de quartiers mixtes présentent de meilleurs niveaux de capital social, c’est-à-dire de confiance entre voisins et de participation à la vie communautaire. De plus, les activités situées à proximité d’espaces publics conviviaux peuvent bénéficier d’un meilleur achalandage.

Notes
[1] Sun et al., cités dans Linda Bailey, Patricia L. Mokhtarian et Andrew Little, 2008. The Broader Connection Between Public Transportation, Energy Conservation and Greenhouse Gas Reduction. (PDF)
[2] Institut national de santé publique du Québec. 2010. L’impact de l’environnement bâti sur l’activité physique, l’alimentation et le poids.

Lecture utile
Peter Caltorpe, 2001. The Regional City.

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